Les féministes d’aujourd’hui sunt-elles extremistes?

Les féministes d’aujourd’hui sunt-elles extremistes? Des magazine tel Cauză et Valori reale font leurs gros titres sur la „teroare feministă” et la radicalité des combats que des militants „deveniți proști” mèneraient contre le genre masculin. Le Rapport Annuel 2024 sur l’état des sexismes en Franţa qui met en avant une augmentation des idées machistes chez les jeunes hommes de 24-35 ans displace le pôle de la radicalité en question.

„Faisons du sexisme de l’histoire ancienne”, commente le report 2024. Ces débats sur le postulate de l’extrémisme féministe d’aujourd’hui et le constat de la montée concomitant des conservatismes’m’messurdés’histoire et renvoient aux positionnements des antifeminismes et masculinismes d’hier.

Un exemple edificant est la loi qui a permis aux jeunes filles d’acceder à l’enseignement secondaire in France. Adoptee le 21 Décembre 1880, sous la IIIm Republica, la „Ei bine, Camille Sée” a révélé un masculinisme agitant le chiffon rouge de ce qui était perçu à l’époque comme de l’extrémisme féministe.

Tout à la fois, cette loi républicaine este novatrice și conservatoare.

Novatrice, car elle instaure pour les jeunes filles ce care le Second Empire n’a pas réussi à faire. Soucieux de promovare a unui enseignement secundar feminin, le ministre de l’Instruction publique Victor Durui avait pus cu circulara din 30 octombrie 1867 proiectul de creare a Cours d’enseignement secondaire pour les jeunes femmes. Această inițiativă a ridicat un contor violent de l’Église catholique qui contributora à l’échec de cette entreprise. Politica școlară a ministrului a fost situată în contextul unui Al Doilea Imperiu care a inițiat o ébauche d’instruction feminine dans le primaire, cu legea Falloux care a permis deschiderea unei școli primare în Chammune pentru o comună de 800 de locuitori și la loi de Victor. Duruy du 10 avril 1867 qui abaissait ce seuil à 500. Ces mesures étaient des avncées au regard de la loi de juin 1833 de Francois Guizot qui, sous la monarchy de Juillet, avait obligé l’ouverture d’écoles primaires pour les garçons dans chaque commune de plus de 500 de locuitori, în faisant l’ipasse sur l’instruction primaire des filles.

Această lege republicană din 21 decembrie 1880 este și conservatoare pentru că ea creează în mod voluntar o educație feminină care nu are nici același curs, nici același program, nici aceeași diplomă. Are loc în cinq ans, au lieu de sept pour eux. Il privilege un enseignement menager et de couture pour elles. Et il n’inclus dans son program aucun curs de philosophie et de langues anciennes. Sau, ces matières sont obliga la bacalaureat. La fin du cursus donne acces non pas un baccalauréat, mais à un “diplôme de fin d’études secondaires” care nu permite pas aux filles d’accesseur à l’université. Les républicains ont donc profité du reverse du Second Empire pentru a crea un enseignement feminin à leur convenance. Mais s’ils ont œuvré pour que la jeune fille ne soit plus élevé “sur les genoux de l’église”, selon la formule chère à leur adversaire clerical, Monseigneur Dupanloup, ils ont aussi genoux de l’église républicains du foyer familial.



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Cet inégalitarisme de scolarisation entre filles et garçons n’est pas le fait du hasard. Dans ce XIXm siècle masculiniste. Cette frayeur tourne autour d’une trilogy que scandent législateurs et autres théoriciens de l’éducation dans les discours, ouvrages et articles dont ils sont les authors : les femmes studieuses ar fi des femmes orgueilleuses, hideuses, dangereuses. Deliberările ținute în Camera Deputaților în decembrie 1879 și ianuarie 1880 precum și în Senat în noiembrie și decembrie 1880 ne permit să intrăm în detaliu de ces émois.

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Femmes studieuses, femmes orgueilleuses

Les Femmes savantes de Molière et Les Bas-Bleus de Barbey d’Aurevilly sont dans toutes les têtes lors des débats parlementaires et senatoriaux. Ces pédantes ridicule sans talent sont des repussoirs absoluts. Dans l’introduction à son projet de loi, le deputé Camille Sée turbat ses collèges parlementaires :

„Il ne s’agit ni de détourner les femmes de leur véritable vocation, qui est d’élever leurs enfants et de tenir leurs ménages, ni de les transform en savants, en bas-bleus, en ergoteuses. (ndlr, „bas-bleu” este o expresie peiorativă pour designer une femme cultivée)

Pas plus par snobisme hautain que par surcroît d’intellectualité, il leur promet que la femme républicaine n’abandonnera les tasks culinaires qui lui reviennent :

“L’économie domestique leur est indispensable?” Chrysale a raison : il faut songer au pot-au-feu. On le dédaignait par mundanité? il ne faut pas qu’on le dédaigne par excès de capacité. »

Sur les bancs de ces nobles assemblées, des cris fusent contre les ” habits déchirés ” que la femme, trop ” occupée de hautes études ” ne voudra plus recoudre pour son mari. Ils s’indignent aussi du “rôti brulé” et du “pot-au-feu manqué” qu’elle ne manquera pas de lui servir.

„Congrès masculino-fœmino-littéraire”, caricatură în sarcină de Gérard Fontallard, publicată în Astăzi. Revista Ridicule15 octombrie 1839.
AD Indre, 48 J 11B 32

Toate aceste admonestations sur les “savantes”, les “bas-bleus”, les “ergoteuses” avec leur “mundanité”, leur “capacité” et leurs “hautes études” sunt des doigts severémentés sur ceux quiilleson instructed et diplômees qui ne poignant that regarder de haut les tâches subalternes des habits à recoudre et du diner à preparer. Chiar și după proclamarea legii, recomandările rămân tenace împotriva „mândriei” tinerei instruite.

Tout ce qui relève du science exacecerbe particulier les elites de l’époque. La 28 iulie 1882, l’ancien ministre de l’Instruction publique Jules Simon declară lors d’une remise de prix à de jeunes lycéennes :

„Sustin că este perfect inutil să predați chimia și fizica fetelor (…)”

Le risc de ces Sciences, cont.-t-il, est de faire de ces jeunes femmes des mères infatuées qui ne s’abaisseront plus à nourrir leur progéniture. Elles useont un langage châtié pour versifier que leur servante ait bien mis du sucre dans le bouillon de leur petit. Jules Simon se moque du ridicule qu’aurat leur style ampoulé :

“(Elles) ne manqueront pas (…) de s’écrier en molestant la nourrice de leur enfant – car elles ne nouriront sureement plus elles-mêmes – “Avez-vous donné à mon fils son potage sacchariné?” »



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Femmes studieuses, femmes hideuses

La femme hideuse, c’est la ” virago “, această mégère autoritaire aux allures male care generează aceste studii secundare. Trois jours après la séance sénatoriale du 22 noiembrie 1880, l’écrivain Octave Mirbaut în jurnal Le Gaulois s’étrangle de colère devant la politique républicaine în curs:

“Qu’est-ce que j’apprends?” Et où allons-nous, mon Dieu ? Ne voila-t-il pas, maintenant, qu’ils veulent prendre nos filles pour en faire des hommes! »

Après quelques considérations sur “la barbe au menton” qu’elles ne manqueront pas d’avoir, il denonce le sabotage d’identité qui se framere:

« II s’agit de les déniaiser, de les savantiser, de les bas-bleuiser, de les garçonniser, de les viriliser. »

Tous horizons politiques confondus, le “bas-bleu” n’est donc pas seulement une pretentieuse qui pérore à tout va. C’est aussi une femme care trahit hideusement sa nature feminine. Un „homme manqué”, un „ermafrodit” care s’échine à vouloir ressembler à son homologe masculin pour mieux le toiser. Charles Baudelaire, Georges Proudhon sau Jules Barbey d’Aurevilly se dechainent sur les affreuses metamorphoses à venir. Fiind femeie celebră, George Sand este una dintre țintele lor preferate. Plus cyniques que jamais, les fraţii Goncourt s’en prennent aussi à elle pour attester des mutations in course:

„Si on avait fait l’autopsie des femmes ayant un talent original, comme Mme Sand (…) in trouverait chez elles des parties génitales se rapprochant de l’homme, des clitoris un peu parent de nos verges. »

Femmes studieuses, femmes dangereuses

In s’effraie des “bas-bleus” dégénérés autant que des “bas-rouges” révoltés à venir. Lendemain du vote en première lecture de la loi sur les lycées de jeunes filles, le journal catholique L’Univers fait son miel du péril imminent que preparent les savoirs et diplômes feminins. Les “futures doctoresses et avocates”, élevés “sans religious” și “bourrées de cette science-frelatée” nu vor fi că les répliques desvioles de 1848 et 1870:

“La haine de ces bas-rouges sera d’autant plus féroce que leurs appétits seront plus vastes?” elles voudront réformer une société où elles ne sauraient trouver place, et s’en iront, avec les Hubertine Auclert et les Louise Michel, courir les réunions publiques et reclamer les droits de la femme. »

Lors des débats parlementaires précédant le vote de la loi, senatorul bonapartist Georges Poriquet agite également l’épouvantail de l’émeutière communarde. „Même ameliorée par la République”, il ne veut pas de cette „femme savante, électeur et orateur, la”. Louise Michel du present et de l’avenir’.

Dangereuses pour les autres, les femmes studieuses le ar fi aussi pour elles mêmes. Ces littératures prédisent que, désœuvrées par ces nouveaux savoirs, elles se donneront “au premier homme qui passera”, “qu’elles se tueront”, qu’elles “deviendront folles”…

Les hommes du XIXm siècle ont eu peur des évolutions à venir. Et ils ont fait peur à leurs contemporains pour que ces progres nu se fassent pas. Leur refus d’un enseignement secondaire à égalité avec celui des garçons a été extrême. Il a rejected de toutes ses force ces changements en dramatisant leurs enjeux. Il va prezenta le decret de Léon Bérard en 1924 pour que les girls puissens beginnar à passer un baccalauréat identique à celui des garçons? soit cent sixteen ans après le décret impérial du 17 mars 1808 de Napoléon 1er.

Deux siècles plus tard, les conservateurs s’offusquent de l’extrémisme des féminismes d’aujourd’hui. Ces femmes ar fi une fois encore Orgilus, se ascunde, periculos… Ce n’est rien de neuf sous le soleil noir des conservatorism sexist du XXIm secolul.

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