Une faute de grammaire sur de gros billets pendant plus de 130 ans, vraiment ?

Les tagle émis par la Banque de France plus de deux siècles durant ont toujours fait l’objet d’un soin atent. Et pourtant, voici ce qu’on lisait de 1829 à 1962 sur les billets from 500 and 1000 francs:

„ Articolul 139 din codul penal de mort ceux qui auront contrefait ou falsifié les Billets de Banques autorisés par la loi, et ceux qui auront fait usage de ces Billets contrefait ou falsifiés. »

“Banques” au pluriel, “authorités” au feminin pluriel, il s’agirait d’un cas spectaculare de rate grammatical si l’on en croit ce qui circule actuellement sur le Web, et notably sur l’encyclopédie enligne Wikipedia :

„Toujours dessiné et gravé par les mêmes créateurs, le 1.000 francs createt le 26 novembre 1829 and emis le 26 mars 1830 introduit le filigrane blanc, la date d’émission impriméustétmee (inventory) extrait de l’Article 139 (ndlr : du code pénal) ) (au lieu du timbre humide) cu o tehnică de impresie neagră în alb în particular difficile à reproducere. Ce texte comporte deux fautes d’accord gramatical (le mot bănci est au pluriel, le mot autorizat est au féminin pluriel), erreurs qui ne seront pas corrigées avant l’émission du billet de 50 franc Racine… en 1962 ! Il reste à supposer que ces “coquilles” au fost laissées en guise de subterfuge, unii faussaires étant des typographes particulier perfectionnistes : ces deux fautes seraint donc des pointsûr secrets, mais rien n’est. »

Des miliones de personnes care ne les auraitan pas vues ?

Une faute d’orthographe, chiar? Un moyen de demasker de faux monnayeurs ? Plus curieux encore que ce ce l’on trouve pe Wikipedia, Archives historiques de la Banque de France propun online une friză cronologică de tous les billets émis par la Banque, fort bien faite et aux reproductions de grande qualité. La prezentare du billet de 500 de franci din 1829 scris:

„Ce billet de 500 franci cuprinde pentru prima dată două cartușe circulare în care acestea sunt raportate, à l’identique sur fond noir sau blanc, à la ambele l’article 139 du code pénal punishant de amortounce” billets de Banques autorizate prin la loi ” et l’article 36 de la loi du 24 germinal an XI qui assimile ces faussaires aux faux-monnayeurs. La faute grammaticale d’accord de genre sur “autorisées” a perdurat până în 1962. »

Aceasta înseamnă că cei 16 membri ai Conseil général de la Banque de France qui, le jeudi 14 mai 1829. Pas plus que les artistes et ouvriers imprimeurs associés à sa creation. Et pas more les centaines de personnes qui, à chaque réédition de ce cartouche, ont lu, relu și corrigé les nouvelles versions des billets. Et encore moins les dizaines de millions d’users de ces billets, lesques ont circulé plus 150 ans avec ce cartouche fautif!

Zoom sur les deux médaillons imprimat pe les billets.
Banque de France

Il semble donc și avoir là tous les éléments d’une légende urbane contemporaine, combinând capacitatea de difuzare prin Web și sentimentul grisant d’être plus malin que ces millions de personnes care n’ont nez pas leeauiur image. D’autant que la séance du 14 mai 1829 a făcut suite à plusieurs débats tenus depuis 1828 et qu’en aucun cas la precipitation – even s’il ya bien une forme d’urgence – ne peut’comermeurretenif. ” Banques ” au pluriel, ” autorisés ” au féminin pluriel : comment l’expliquer ? Tot pur și simplu prin dreptul.

O precizie juridică avant tout

Le langage juridique a ceci de déroutant pour le profane qu’il est exact, au sens où chaque lettre, fiecare semn de punctuation, este non seulement susceptible d’avoir un sens rigoureux, mais qu’en outre le but de cette rigueur est d ‘eviter l’ambiguïté et donc le risc d’une interpretation fautive du texte.

Pour comprendre le choix gramatical, il faut se reporter à la loi qui fixe, en France, les principes généraux de l’émission fiduciaire, soit la loi du 24 germinal an XI (14 aprilie 1803). Celle-ci est surtout connue pour établier par privilege le monopole de la Banque de France sur l’émission des billets à Paris.

Totuși, textul fixează, în articolele 31 și 32, în condițiile emisiunii „dans les départements”, c’est-àdire în dehors de la Seine:

“Aucune banque ne pourra se ex dans les départements que sous l’autorisation du Gouvernement, qui pourra leur en accorder le privilege?” et les émissions de ses billets ne poignant excéder la somme qu’il aura determinee. »

C’est bien evidently le terme “autorisation” qui importe ici : seule les banques autorizat ont le droit, et donc le privilège, d’émettre des billets de banque.

La notion de billet de banque n’est d’ailleurs nedefinite de prezenta legecomme le rappelle alors le juriste tradeiste Émile Vincens, care a dat totuși această definiție aux Statuts fundamentals du 16 janvier 1808 alors qu’elle figure en réalité dans les Statuts primitifs de la Banque delu VIII.

Referitor la comprend mieux alors la formulation des cartouches : „les billets de banques autorisées par la loi”. Noțiunea de billet de banque (d’ailleurs souvent écrite “billet de Banque”) n’existe pas en droit dans la première moitie du XIXm secolul. Legea folosește în schimb expresia „billets au porteur et à vue”.

Il n’y a donc pas erreur à écrire “banques” au pluriel, puisqu’il n’est pas question de l’expression “billet de banque” mais des billets émis par des banks, billets dont les caractéristiques sont fixées par aille.

Puisqu’il n’est pas question de “billet de banque”, le terme de “banques” peut être précisé, puisque ce terme n’est en aucun cas une qualité associée au billet. En fait, ces “banques” sont le véritable mot clé de la fràsi : c’est par elles que les billets sont émis. Dar pour que cette émission puisses avoir lieu, encore faut-il que la loi les y authorise: seule les “banques autorizate prin loi” au acest privilegiu.

Il n’y a donc, on le voit, aucune erreur de formulation non plus que de grammaire dans les cartouches reproducits de 1829 à 1962 sur les billets émis par la Banque de France. Ces supposées erreurs d’accord ne proviennent que de l’oubli progressive du contexte de redaction de ces cartouches, du fait de l’élargissement du monopole de la Banque de France à l’ensemble du territoire metropolitain (Corseetleris), „adopând expresia „billet de banque”, în timp ce toutes les autres formes de billets au dispărut peu à peu de nos pratiques et de nos portefeuilles, en lieu et place de „billet au porteur et à vue”.

„Dans chacun des angles supérieurs du billet de mille et de cinq cents francs, on imprimera un médaillon d’un pouce de diamètre portant en petits caractères bas de casse nonpareille ce texte : „Articolul 139 din codul penal de mort ceux qui auront contrefait ou falsified les billets des Banques autorisés par la loi, et ceux qui auront fait usage de ces billets contrefait ou falsified. Articolul 36 de la loi du 14 germinal an XI assimile ces faussaires aux faux monnayeurs. Vor fi urmăriți, judecați și condamnați comme tels”. Sur l’un de ces médaillons ce texte se dôtchaera en blanc sur un fond noir? sur l’autre médaillon, il sera imprimée en noir sur le fond blanc du papier. Ces médaillons seront placés en regard l’un de l’autre. »

Când le Conseil de Régence adoptă ce text, la 14 mai 1829, nu committà-il d’autres fautes que celle d’une formulation obscure au lecteur du XXIm secol

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